Secteur des composants automobiles en Tunisie : la sous-traitance est-elle inévitable !

Secteur des composants automobiles en Tunisie : la sous-traitance est-elle inévitable !

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Le secteur des composants automobiles ne cesse de croitre  en Tunisie, même avec la persistance de la crise financière (Septembre 2008) qui a frappé de plein fouet le secteur automobile à travers le monde, il continue sa tendance haussière avec un peu de ralentissement.

La branche des composants électriques automobile a connu une très forte croissance depuis l’an 2000 et une prépondérance des entreprises exportatrices. L’emploi dans les fils, câbles et faisceaux de câbles a doublé et celui dans les composants électriques et surtout électroniques a été multiplié par 5,5.

Le secteur des composants automobiles comprend un large éventail d’entreprises très diverses. Leur gamme de produits varie des pièces métalliques ou plastiques à l’assemblage de composants électroniques ou électriques et, par conséquent, du très simple à l’extrêmement complexe.

De nombreux leaders mondiaux se sont installés ou renforcé leur position rendant la Tunisie une des places fortes des faisceaux de câbles grâce à la proximité de l’Europe, la logistique et l’existence de ressources humaines qualifiées et d’un coût compétitif.

Les investissements de mise à niveau, de certification et de formation ont renforcé la légitimité du secteur tunisien dans l’environnement international avec un nombre de dossiers, des investissements matériels et immatériels supérieurs à la moyenne de l’industrie tunisienne.

La branche des composants automobiles est aujourd’hui constituée de plus de 250 entreprises actives dans les domaines de la câblerie, de la plasturgie, de l’électronique, du textile, des accessoires. Le secteur emploie environ 45 mille salariés.

La mutation de l’industrie automobile se poursuit de manière accélérée avec une externalisation croissante de la production de pièces et composants par des fournisseurs indépendants des grands constructeurs.

Comme le cas des pays en développement concurrents à la Tunisie, le secteur se caractérise par une activité de sous-traitance qui le domine. Cette nature d’activité est imposée par la nature des produits spécifiques demandés par les clients et qui changent avec les modèles des véhicules à produire.

Points forts du secteur

La Tunisie peut faire état d’un large éventail de facteurs qui font d’elle une localisation attractive pour les entrepreneurs désireux d’investir dans le secteur des composants automobiles.

• De grandes réussites à son actif dans le domaine des composants automobiles, une croissance dynamique à l’export et des liens étroits avec le secteur des composants électriques et électroniques.

• Une main-d’œuvre expérimentée et dotée d’une grande facilité d’adaptation, à un coût relativement peu élevé.

• La proximité des marchés européens et des services très développés et réguliers de transport aérien et maritime permettant une livraison fiable et rapide.

Plate-forme de sous-traitance depuis 40 ans, la Tunisie a su attirer de grandes multinationales. Les derniers chiffres de la FIPA (Agence tunisienne de Promotion de l’Investissement Extérieur) font état d’un montant des exportations de la branche automobile de près de 500 M EUR en 2012.

Plusieurs grands équipementiers mondiaux sont installés en Tunisie, aussi bien dans les secteurs des fils, câbles et faisceaux de câbles, les composants électroniques, plastiques que dans les autres composants électriques et mécaniques. A ce titre on note la présence des groupes suivants : • Valeo (France), • MGI Coutier (France), • Johnson Control (Etats-Unis), • Lear Corporation (Etats-Unis), • Pirelli (Italie), • Mets (Allemagne), • Leoni (Allemagne), • Yura Corporation (Corée du Sud), •Faurecia (France),• Kromberg & Schubert (Allemagne), • Draxel Maier (Allemagne), • Robert Bosch (Allemagne), • Chakira (Tunisie), • Yazaki (Japon), • Era (Allemagne), • Imtec (groupe Carghil – Etats-Unis), • Somitomo (Japon), • Continental (Allemagne)• Plastivaloire (France)

Les experts du domaine arguent que la Tunisie est globalement un emplacement extrêmement compétitif et attractif pour les investissements. Elle associe aux faibles coûts de la main-d’œuvre et à d’autres facteurs de production un climat économique et social stable, de bonnes infrastructures et un environnement commercial accueillant. Les frais d’exploitation peu élevés et les généreuses incitations financières publiques offrent aux investisseurs une rentabilité après impôt inégalée par les autres pays de l’étude.

 

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