L’Economie tunisienne sous le contrôle du Fond Monétaire International

Six ans après la révolution, la Tunisie a du mal à faire des progrès économiques. Le déséquilibre budgétaire n’a pas cessé de s’accentuer à cause d’un environnement social instable. La baisse de la notation souveraine du pays a augmenté les couts des fonds nécessaires pour le financement de l’économie. Le recours au Fond Monétaire International est inévitable pour restaurer les équilibres macro-économiques du pays et à remédier au creusement inquiétant des déficits budgétaires.

Le gouvernement a négocié un plan de financement à plusieurs tranches avec le FMI pour relancer les investissements et soutenir la croissance économique dans le pays.Selon le FMI  l’économie tunisienne continue de faire preuve de résilience dans une conjoncture nationale et internationale difficile. Le taux de croissance devrait rebondir à 2,5 % en 2017, contre 1,3 % en 2016, impulsé par le regain de confiance suscité par la réussite de la conférence Tunisia 2020 en novembre dernier et par l’adoption de textes de loi essentiels liés au secteur privé. Cependant, le FMI voit que le le déficit budgétaire serait insoutenable en l’absence de mesures d’austérités importantes.

En juin 2016, le FMI a libéré la première tranche d’un prêt d’une valeur de 320 millions de dollars. Mais, le FMI a reporté le versement d’une deuxième tranche de 350 millions de dollars prévue en décembre dernier en raison du manque de progrès dans les réformes, y compris la masse salariale du secteur public, les finances publiques et les banques d’État », a déclaré le ministre.

Le FMI suggère qu’il est urgent d’agir sur le front des politiques budgétaires, accroître l’investissement public et accélérer les progrès des réformes structurelles qui ont été retardées. Dans le cadre des réformes demandées la gouvernement devra supprimerjusqu’à 10.000 emplois dans le secteur publicet céder ses participations dans trois banques publiques cette année.

La masse salariale en Tunisie est passée à 14,4% et elle est parmi les plus hauts du monde. Le gouvernement s’est engagé à la réduire 14%, en pourcentage du PIB, à la fin de 2017 et à environ 12,5% en 2020.

Les mesures de relance d’ l’économie ne doivent pas se limiter à des actions dictées par les instances internationales, mais doivent s’inscrire dans une vision économique et sociale globale. En fait, le pays est obligé à adopter des mesures d’austérités mais le cadre sociale qui subsiste aujourd’hui est décourageant. Le cadre juridique et fiscal doit aussi êtrerévisé pour assurer un climat des affaires stable, équitable et attirant aux investisseurs étrangers.

M. Mili

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