L’industrie minière se classe en-dessous de la moyenne

L’industrie minière de la Tunisie se classe en dessous de la moyenne avec une note de 46 points sur un maximum de 100, ce qui la place à la 48ème place parmi 89 pays figurant dans la liste, selon L’indice de gouvernance des ressources naturelles de 2017 établi par l’institut de gouvernance des ressources naturelles ( NRGI)
Lors d’une conférence de presse organisée mardi à Tunis et consacrée à la présentation de cet indice évaluant le contrôle mené par les pays sur leurs ressources naturelles, le responsable de l’NRGI, Wissem Heni a expliqué la faiblesse du rendement du secteur de l’énergie par l’absence des informations exigées par les normes internationales relatives à la transparence qui concernent les pratiques quotidiennes des entreprises minières ainsi que les cadres juridiques et institutionnels.
Les résultats de l’indice ont souligné un rendement modeste dans l’industrie minière en terme de réalisation de la valeur, qui constitue l’élément de mesure de la capacité du pays à réaliser la valeur, à partir de ses ressources naturelles.
Il s’agit également de l’absence de la transparence dans l’opération d’octroi des permis et la divulgation des évaluations d’impact environnemental et social.
Cet indice a été publié le 28 juin 2017 et est basée sur la gouvernance et la gestion des ressources naturelles au cours de la période 2015-2016 dans 81 pays sur un total de 89 évaluations.
Contrairement au secteur minier, le secteur pétrolier et gazier a occupé la 26 eme place parmi 89 évaluations et la première place dans la région MENA, en dépit des perturbations enregistrées dans la production de pétrole au Sud de la Tunisie.
Selon le même indice, la performance du secteur pétrolier et gazier de la Tunisie s’en sort un peu mieux que le secteur minier et se voit attribuer une note de gouvernance faible de 56 points sur 100.
Les résultats de l’indice ont souligné la possibilité d’améliorer la gouvernance des activités d’extractions en Tunisie en matière de transparence, d’autant plus que la constitution de la Tunisie désigne le peuple tunisien comme le propriétaire de toutes les ressources.
Heni a expliqué l’amélioration de la gouvernance du secteur pétrolier et gazier par la mise en place d’un portail électronique et la diffusion de tous les contrats pétroliers et données relatives à ce secteur, soulignant que la Tunisie est le seul pays arabe qui a diffusé toutes ces données complètes.
Il a ajouté qu’en dépit des efforts du ministère de l’énergie, l’institut a enregistré des lacunes, appelant à mettre en place des mécanismes pour garantir la coordination entre les différents ministères ainsi que le reste des parties intervenantes dans le secteur.
De son coté l’ex-directeur général de la gouvernance au sein du ministère, Kais Mejri a souligné la nécessité de fournir certaines conditions principales pour mieux garantir la gouvernance des ressources naturelles telle que la stabilité politique et administrative en Tunisie.
Mejri a mis l’accent sur l’impératif de fournir les ressources logistiques et humaines dans les secteurs miniers, pétroliers et gaziers pour maitriser les questions technique et environnementale soulignant l’importance de simplifier les informations et statistiques scientifiques pour comprendre ce secteur.
Amal

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