L’ODC appelle les municipalités à rationaliser les locations des plages

L’organisation de défense du consommateur (ODC) appelle, dans un communiqué, publié mardi, les municipalités à assumer leurs responsabilités lors de la conclusion de contrats d’exploitation, de rationaliser la location d’une partie des plages et de poser des conditions strictes afin d’éviter l’exploitation anarchique de ces espaces.
L’organisation recommande, également, de dresser une liste des contrevenants et de ne pas renouveler leurs contrats. Il s’agit, par ailleurs, d’intensifier le contrôle afin que la location ne devienne pas une installation anarchique pour certains se prétendant « les propriétaires de la mer » et une manière de priver le citoyen de ses droits, au lieu d’être un moyen de dynamiser l’activité économique et de fournir un revenu aux municipalités.
L’ODC s’est déclarée satisfaite des efforts déployés dans certaines régions pour limiter ce phénomène mais souligne, toutefois, l’impératif pour les autorités dans d’autres régions d’intenfier la protection du citoyen des pratiques frauduleuses.
Le communiqué de l’organisation intervient suite aux plaintes des citoyens concernant les pratiques de certains locataires exploitant une partie des plages en vertu d’un contrat de location conclu avec les autorités locales ou dans le cadre de l’installation anarchique. En effet, la plupart d’entre eux envahissent de larges étendues des plages qui constituent le principal lieu de loisirs des familles tunisiennes.
Ils procèdent ainsi à l’installation de parasols le long des plages et dépassent de loin les dispositions convenues avec les autorités locales. Ainsi, ils exigent des tarifs faramineux des estivants et leur interdisent de poser leurs parasols privés, se faisant aider pour ce faire par des personnes qui les menacent et vont jusqu’à les agresser devant leurs familles s’ils ne se plient pas à leurs diktats, et ce, en l’absence de la sécurié et de la police municipale dans certains endroits, les obligeant, par conséquent, à payer le tarif, s’abandonnant à la dure réalité.
Et l’organisation de poursuivre que certains estivants sont amenés à se rendre sur des plages éloignées des autorités, des lieux de baignade habituellement non gardés et consituant un danger pour ces familles.

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