Le ministère des Affaires locales et l’INLCC luttent contre la corruption

Une convention a été signée, jeudi, par le ministère des Affaires locales et de l’environnement et l’Instance nationale de lutte contre la corruption (INLCC), stipulant le choix de l’une des sociétés placées sous la tutelle dudit ministère comme société pilote au sein de laquelle seront appliquées les meilleures pratiques de direction et de gestion, selon les principes de la transparence. 
La signature de cette convention s’inscrit dans le cadre de l’adhésion du ministère des Affaires locales à la charte nationale pour la mise en œuvre de la Stratégie Nationale de Bonne Gouvernance et de Lutte contre la Corruption.
A cette occasion, le ministre des Affaires locales, Riadh Mouakhar, a estimé que l’INLCC est en mesure d’appuyer les efforts déployés par son département pour faire face à la corruption.
Il a, par ailleurs, fait savoir que l’Inspection générale du ministère a renforcé davantage les missions de contrôle et d’inspection, ce qui a permis de cerner plusieurs dépassements, et par conséquent un certain nombre de dossiers ont été transmis à la justice.
D’après le ministre, la guerre contre la corruption nécessite un travail participatif et la coordination entre les différentes structures intervenantes, dont le département des Affaires locales et l’INLCC, afin d’ancrer les principes de la bonne gouvernance et de la lutte contre la corruption, aussi bien à l’échelle nationale que régionale.
De son côté, le président de l’INLCC, Chawki Tebib, a indiqué que la convention comporte trois principaux volets, à savoir l’investigation sur les dossiers de la corruption (cela concerne les sociétés mais aussi les personnes soupçonnées de corruption), l’intégrité et finalement l’opération de réforme, qui ne peut être réalisée que dans le cadre d’une approche participative.
En vertu de cette convention, une équipe de travail conjointe sera mise en place afin d’assurer la réalisation du programme convenu, et ce, en mobilisant les moyens financiers et humains nécessaires.
Est également projetée l’organisation de journées d’étude sur le système du travail administratif à l’intérieur du ministère et les secteurs placés sous sa tutelle, afin d’étudier les possibilités de sa rationalisation et de proposer les réformes adéquates.
La convention stipule, aussi, l’impératif d’organiser des rencontres et de lancer des campagnes de sensibilisation afin d’enraciner les principes de la bonne gouvernance et de la lutte contre la corruption, ainsi que la vulgarisation de la culture de l’intégrité et de la transparence, dans les différents départements gouvernementaux.
Il serait judicieux, en outre, d’assurer l’encadrement et le conseil nécessaires pour le traitement des dossiers de soupçon de corruption administrative et financière dans les structures du ministère des Affaires locales.
Il est à rappeler que le ministère a signé, le 9 décembre 2016, la charte nationale pour la mise en œuvre de la Stratégie Nationale de Bonne Gouvernance et de Lutte contre la Corruption (SNBGLC), à l’instar du reste des ministères tunisiens.

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