Le président de l’APTBEF propose la signature d’un accord entre les banques tunisiennes et italiennes, pour booster le commerce et les finances

Le président de l’Association Professionnelle Tunisienne des Banques et Etablissements Financiers (A.P.T.B.E.F), Ahmed El Karam a proposé de signer un mémorandum d’entente entre les banques tunisiennes et italiennes, pour booster les activités commerciales et financières dans les deux pays.
Intervenant au « dialogue euro-méditerranéen sur les services financiers », organisé vendredi à Tunis, il a estimé que ce mémorandum devrait être signé par le biais de l’APTBEF et la Fédération italienne des banques, des assurances et des finances. Il aura pour objectifs d’informer les banques dans les deux pays, de l’évolution des situations économiques réciproques et d’encadrer les hommes d’affaires tunisiens et italiens dans leurs opérations commerciales et d’investissement, en les orientant et assurant les financements nécessaires.
Cet accord pourrait permettre également, aux hommes d’affaires italiens de prendre connaissance des projets qui se font en Tunisie, de régler les litiges entre chefs d’entreprises et de former les banquiers à travers l’organisation de stages dans des banques italiennes et vice versa. Il a encore, suggéré de tenir une rencontre annuelle entre les banquiers tunisiens et italiens, pour faire le point de cette collaboration et développer des projets communs.
El Karam a indiqué que les échanges commerciaux entre les deux pays font ressortir un déficit commercial, de 1,1 milliard de dinars, au détriment de la Tunisie, appelant à la nécessité d’identifier les moyens de développer les exportations tunisiennes vers l’Italie.
« En outre, il y a beaucoup du travail à faire dans le domaine touristique, d’autant que la Tunisie a accusé, au cours de la période 2010-2016, une chute des entrées touristiques de 80% au niveau du marché italien. Le nombre des italiens ayant visité le pays a dégringolé de 350 mille touristes en 2010, à seulement 72 mille en 2016 », a-t-il précisé.
« De même, les transferts effectués par les tunisiens résidents en Italie, dont le nombre s’élève à 120 mille personnes, restent modestes et ne dépassent pas les 54 millions de dinars, d’où la nécessité de prévoir des mécanismes entre les deux pays pour inciter ces derniers à transférer les liquidités et à investir en Tunisie ».
De son coté, Paolo Garonna, président de la Fédération italienne de la banque, de l’assurance et de la finance, a appelé à travailler ensemble pour le développement de deux économies. L’objectif étant de créer des ponts vers l’Afrique et le reste du monde.
Evoquant les évolutions du système financier en Italie, il a relevé que son pays a dépassé la phase très difficile de la crise et connait actuellement une stabilité et un retour de la confiance des investisseurs grâce aux réformes structurelles entreprises, au soutien de l’Union Européenne et à l’ouverture sur le marché mondial.
Pour sa part, le secrétaire général de la BCT, Ahmed Tarchi a souligné le besoin de la Tunisie, de la contribution de ses partenaires, pour l’aider dans cette phase transitoire difficile.
De son côté, l’ambassadeur d’Italie à Tunis, Raimondo De Cardona a assuré que la Tunisie peut compter sur les banques italiennes, pour l’aider à se transfomer en un hub bancaire et financier.

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