L’entreprise économique devra mettre en place les bases de la vigilance et de l’intelligence économique

    L’entreprise économique tunisienne est aujourd’hui appelée, dans un environnement mondial compétitif, à mettre en place les bases de la vigilance et de l’intelligence économique pour garantir sa pérennité, a indiqué la présidente de l’Association tunisienne de veille et intelligence compétitive (ATVIC) Fatma Triki Chichti.
    « Les défis auxquels la Tunisie est confrontée exigent une vigilance et une intelligence économiques, passant par la formation académique et le renforcement des aspects organisationnel et structurel des institutions publiques, jusqu’à la concrétisation de ce principe au niveau du secteur privé, a souligné jeudi Triki, lors d’une rencontre internationale sur « la veille stratégique et l’intelligence économique: facteurs de compétitivité et de croissance économique ».
    « Les entreprises sont appelées à mettre en place des mécanismes pour s’adapter au climat des affaires fluctuant et compétitif, en anticipant les évolutions et analysant les indicateurs afin d’assurer la pérennité de l’institution », a-elle précisé.
    Elle a passé en revue les principales initiatives du gouvernement dans ce domaine, notamment, à travers la mise en place d’un mécanisme de veille technologique, au niveau de l’Agence de Promotion de l’Industrie et de l’Innovation 5 APII (1994), d’un projet d’intelligence économique de pluralité des initiatives, au niveau du Centre de promotion des exportations (CEPEX) en 2006 et le projet Tasdir+ en 2017.
    La présidente d’ATVIC a évoqué les principales défaillances qui entravent le concept de l’intelligence économique en Tunisie, dont la difficulté d’accéder à l’information, le manque de crédibilité des informations, le nombre réduit des ressources humaines, pour que la veille soit structurée et surtout l’absence de la culture de la veille.
    L’association propose de développer ce concept dans un cadre économique national, de sensibiliser les décideurs politiques et économiques, de généraliser les mécanismes de la veille dans les entreprises économiques ainsi que la formation des compétences dans le domaine de la veille économique, en créant un Master dans ce domaine.
    L’expert français en intelligence économique Alain Juillet a souligné que l’adoption de l’intelligence économique demeure une décision politique. Il a rappelé les expériences de certains Etats, dont les Etats Unis d’Amérique, qui ont adopté cette notion et développé une politique complémentaire dans le domaine.
    Il a également noté que l’intelligence économique est basée sur la réactivité idoine face au grand flux d’informations, soulignant que la bonne gestion de l’information contribue à 20 % dans la réduction de la marge d’erreur et dans la prise de la bonne décision.
    Il est à noter que l’Association tunisienne de veille et intelligence compétitive (ATVIC) a été fondée en décembre 2016. C’est une association à but non lucratif et active en tant que think tank pour sensibiliser les acteurs économiques à l’importance de la vigilance et de l’intelligence économique et former des experts dans le domaine.

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