Arrêter d’alimenter l’économie en cash (Khaled Bettaieb, Monétique Tunisie)

Arrêter d’alimenter l’économie en cash par les administrations publiques en numérisant les différentes formes de transactions traitées avec les citoyens « , serait selon le directeur général de Monétique Tunisie, Khaled Bettaieb, le meilleur moyen de favoriser le decashing et de développer les paiements en ligne.
Dans une déclaration médiatique, en marge d’un séminaire sur le digital banking organisé, mardi, au siège de l’UTICA, sur le thème  » Digital Banking… Ready to Go ? « , par la Fédération Nationale du Numérique en collaboration avec la Banque Centrale de Tunisie (BCT)et l’Association Professionnelle Tunisienne des Banques et des Etablissements Financiers (APTBEF), il a expliqué  » qu’à titre d’exemple, aujourd’hui seulement 200 mille factures de la STEG (sur un total de 24 millions de factures) et 125 mille de la SONEDE (sur un total de 16 millions de factures) sont payées en ligne. Encourager les paiements en ligne en accordant des petits avantages à ce genre de transactions permettrait de pousser les gens à favoriser cette voie « .
Toujours selon lui,  » la Tunisie enregistre, aujourd’hui 2, 4 millions paiements en ligne pour un volume de l’ordre 166 millions de dinars. Un chiffre en évolution mais une évolution insuffisante « .
Bettaieb est aussi revenu sur la structure actuelle des paiements en ligne.  » 50% du total des transactions en ligne sont faites au profit d’opérateurs télécoms (recharges), 20% au profit de facturiers (STEG et SONEDE…), 10% au profit du transporteur aérien national Tunisair, alors que seulement 12% sont faites par toute l’activité économique et commerciale. C’est-à-dire que le problème réside non pas au niveau du moyen lui-même mais au niveau de l’offre « .
Et d’ajouter  » il y a deux ans, un nouvel entrant a été identifié sur le marché des paiements en ligne et pour lequel nous avons prévu de beaux jours, à savoir le secteur des deals ( achats groupés) qui est arrivé, à un moment donné, à se tailler une part de 7% des paiements en ligne. Toutefois, l’année dernière et encore cette année, une réelle baisse de cette activité a été enregistrée en raison de la fermeture de certaines boites et de la contraction de l’offre. Il va falloir donc diversifier l’offre, faciliter les procédures de paiement en ligne, accorder des avantages liés à ce genre de transactions pour ancrer cette nouvelle culture « .
Bettaieb a aussi souligné que  » cette orientation vers les paiements mobiles a été retenue par les autorités tunisiennes. Le ministère de l’éducation a initié le chemin, cette année, en ouvrant les inscriptions en ligne faisant augmenter de 37% le nombre de paiements en ligne. D’ici la fin de l’année d’autres ministères et services publics suivront « , a-t-il assuré.

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