Hydrocarbures: La Tunisie cible de nouveaux IDE pour le secteur après la hausse des prix du pétrole

La Tunisie œuvre à drainer davantage d’investissements étrangers au profit du secteur de l’énergie et à tirer profit de regain d’intérêt des investisseurs pour la prospection des hydrocarbures grâce à la hausse des prix du pétrole sur le marché international (78 dollars/le baril actuellement), c’est ce qui ressort de la conférence internationale sur la prospection et la production des hydrocarbures en Tunisie, dont les travaux prennent fin mardi à Tunis.
A cet égard, plusieurs compagnies internationales à l’instar de l’Italienne ENI,  » Shell  » et  » Total  » ont exprimé leur intentions d’investir dans le secteur, a affirmé le ministre de l’Industrie et des Petites et Moyennes Entreprises, Slim Feriani, à l’agence TAP.
Il a ajouté que son département a reçu également des promesses d’investissement de la part des entreprises britanniques, lors de la visite qu’il a effectuée la semaine dernière, à Londres (Royaume Uni).
Selon un document de ce département, la Tunisie a enregistré ces dernières années une baisse des investissements étrangers dans le secteur énergétique, en raison des tensions sociales et des protestations menées prés de plusieurs champs pétroliers notamment au sud du pays, laquelle baisse a été accentuée par la régression des cours de pétrole sur le marché international à 40 dollars le baril.
Elle connait également, depuis 2011 une régression de 50% de sa production d’hydrocarbures pour atteindre 40 mille barils de pétrole par jour, contre 80 mille barils en 2010. Idem pour le nombre de puits de forage, qui est passé à 6 actuellement, contre 38 en 2010.
Bien que la hausse des prix du pétrole sur les marchés internationaux ait des effets négatifs sur le déficit de la balance commerciale, cette conjoncture offre à la Tunisie l’opportunité de drainer des investissements étrangers en faveur de cette activité.
Entre 2019-2020, les puits de forage devraient atteindre 20 puits outre le développement de 35 puits, ce qui permettrait de produire 80 mille barils de Tep (50% de pétrole et 50% de gaz).
A la lumière de ces perspectives, la production de l’énergie devrait augmenter de 30 à 40% avec le démarrage de l’exploitation de champ  » Nawara  » à Tataouine, prévue en juin 2019, selon Feriani.
Ce champ devrait générer près de 500 millions de dollars soit (plus de 1milliard de dinars ), soit l’équivalent de l’enveloppe prévue par le gouvernement pour la subvention des hydrocarbures dans le cadre du budget 2019
Il est le fruit d’un investissement mixte entre l’Entreprise Tunisienne des Activités Pétrolières (ETAP) et la Société autrichienne « OMV », lequel atteint près de 1,1 milliard de dollars (plus de 2,5 milliard de dinars), selon le directeur général adjoint de l’ETAP, Abdelwahab Khamassi.

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