» Il n’y a pas de sécurité alimentaire en Tunisie tant que nous importons 70% de nos besoins en céréales  » (Abdelmajid Ezzar)

« Il n’y a pas de sécurité alimentaire en Tunisie, tant que nous importons plus de 70% de nos besoins en céréales, et que nous faisons recours aux semences hybrides importées. La sécurité alimentaire est d’autant plus difficile à atteindre que nous importons également les fourrages au lieu de valoriser nos excédents de production « , a affirmé, lundi, le président de l’Union Tunisienne de l’Agriculture et de la Pêche (UTAP), Abdelmajid Ezzar.
Et d’ajouter, en marge de sa participation aux travaux du conseil régional consacré au secteur agricole au Cap Bon, tenu au siège du gouvernorat de Nabeul,  » qu’il n’est pas étonnant que notre cheptel bovin soit aujourd’hui menacé de contrebande face à la montée des coûts de production ( notamment des fourrages qui représentent 80% des coûts). Il n’est pas non plus étonnant que les jeunes boudent le secteur agricole face à la détérioration de sa rentabilité « .
Il a, par ailleurs, considéré que  » la filière de production agricole est aujourd’hui menacée de disparition en raison du renchérissement des coûts et de l’absence des mécanismes d’accompagnement et de soutien « .
Ezzar a également appelé les autorités et les intervenants dans le secteur à accorder à l’agriculture la place qu’elle mérite afin de garantir la pérennité d’un secteur aujourd’hui fortement menacé.
Le président de l’organisation agricole a encore fait remarquer que  » le gouvernorat de Nabeul est encore sous le poids des dégâts enregistrés suite aux dernières inondations et que les agriculteurs sinistrés attendent toujours l’activation du Fonds des catastrophes naturelles pour recevoir les indemnisations « .
S’agissant de la filière laitière, il a affirmé  » qu’on ne pas parler d’une crise de production ou d’une grande pénurie étant donné que la production quotidienne est de 1,7 millions de litres. Toutefois, l’absence du lait subventionné dans les espaces de vente, soulève plus d’une interrogation « .

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