Afrique : Les IDE estimés à 1 milliard $ au deuxième trimestre 2022 contre 10 milliards $ au 1e trimestre de la même année

C’est ce que révèle le nouveau rapport de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et développement CNUCED. Il indique que cela représente « une baisse drastique sur le continent africain ». L’Afrique n’est pas la seule à connaître cette chute de flux d’investissement directs étrangers (IDE), plusieurs régions du monde sont confrontées à cette baisse en raison du « contexte mondiale morose ».

Se prononçant sur cette baisse d’Investissement Directs Etrangers, le Consultant en commerce international Cameroun, Honoré Justin Mondomobe, a souligné que « le monde entier a été tellement distrait par la guerre en Ukraine, au point où les investisseurs et les interconnexions entre les investisseurs en ont été influencés. Ce qui a ralenti les investissements directs étrangers en Afrique. Mais à cela on pourrait rajouter la crise post covid. Cette Afrique a été victime de la filosité des marchés, de la résistance des monnaies et n’oublions pas un fait très important, c’est la dernière décision de l’OPEP de ne pas suivre les directives visant à baisser le coût du pétrole sur le marché international ».

Face à cette situation, beaucoup d’experts ont salué le rôle des IDE qui constituent « une aubaine pour l’Afrique » mais ont conseillé que « le continent doit commencer par ne plus trop se fier à ces capitaux mais chercher à mobiliser plus des moyens internes à l’investissement ».
A titre de rappel, le rapport 2022 de la CNUCED sur l’investissement dans le monde publié en juin 2022 révèle que les flux d’investissement vers l’Afrique n’ont représenté que 5,2 % des IDE mondiaux en 2021. Ainsi, environ 45 % du total des investissements directs étrangers sur le continent en 2021 n’est lié qu’à une seule transaction financière intra-entreprises en Afrique du Sud.

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