La veille stratégique, un défi pour les PME

La veille stratégique, un défi pour les PME

strategie-web-pour-pmeActuellement, la veille stratégique est un levier pour l’innovation et la compétitivité des entreprises. Elle permet, sans aucun doute, aux chefs d’entreprises de cerner de multiples enjeux tels que : l’approche de nouveaux marchés dans un contexte de concurrence très forte, une meilleure compréhension de son environnement, l’accélération des mutations économiques et/ou technologiques, une connaissance de la réglementation…
La veille stratégique, appelée aussi intelligence économique consiste à rechercher, collecter, analyser et diffuser des informations utiles à la stratégie de l’entreprise. Les PME, prises par le temps et disposant de moins de ressources que les grands comptes, ont besoin d’un appui pour la mise en place d’une telle démarche. C’est la raison pour laquelle plusieurs gouvernements, notamment des pays développés, se sont engagés activement au développement des centres de Veille Stratégique dans leurs pays.
La veille stratégique se prête à un processus qui commence par la collecte d’informations permanente sur les avancées et les orientations stratégiques de la concurrence en matière de produits, de techniques de production, de modes de commercialisation ou encore de communication. Lorsqu’elle est efficace, elle doit permettre à l’entreprise de s’adapter avant l’entrée en application de la réorientation stratégique de son concurrent ou la sortie de ses nouveaux produits. « Si nous ajoutons le mot intelligence à celui de veille, c’est qu’il ne suffit pas d’avoir un bon observatoire de veille stratégique, il faut ensuite interpréter judicieusement les informations qu’il apporte, et enfin en déduire les bonnes conséquences pour la stratégie de l’entreprise » précise Jacques Antoine. La veille stratégique doit permettre de fournir à l’entreprise un éclairage permanent sur son environnement concurrentiel. Mais pour être efficace, l’information collectée doit être systématiquement analysée et stratégiquement exploitée. « Pour que la veille concurrentielle devienne “stratégique”, le veilleur doit donc, tout en tenant compte du style de direction propre à son entreprise, être le vecteur du changement des mentalités. Ceci souligne que, si sa mission inclut le recueil de la bonne information pour convaincre, c’est aussi et surtout un patient travail psychologique de conviction, qu’il influera sur l’amélioration de la compréhension des politiques et stratégies des concurrents.
Les piliers de l’Intelligence Stratégique
L’Intelligence stratégique ou économique est une approche multidisciplinaire qui se base sur 3 piliers fondamentaux : veille, protection, influence
Veille stratégique : acquérir de l’information stratégique pertinente, de la surveillance de son environnement (économique, réglementaire, juridique, technologique, …) à la détection de signaux (faibles ou forts) sur des nouveaux marchés, ou de nouvelles opportunités,
Protection et sécurité de l’information : Protéger son patrimoine informationnel, ne pas divulguer ses secrets, de la sécurité physique à la sécurité informatique en passant par la propriété intellectuelle,
Influence : propager une information ou des normes de comportement et d’interprétation qui favorisent sa propre stratégie, par la mise en place de mécanismes d’influence (pratiques de lobbying, participation à l’élaboration de normes internationales etc)
L’Intelligence Stratégique consiste aussi en une politique de management qui se subdivisée en deux sous-politiques :
Politique d’Intelligence Stratégique offensive :
Elle consiste à acquérir de l’information sur l’environnement de l’entreprise (concurrents, marchés, clients, fournisseurs, etc.) dans le but d’utiliser l’information pour alimenter les processus de décision et les pratiques de management. Il s’agit également d’influencer en vue d’acquérir de nouveaux marchés par des actions de lobbying.
Activités d’Intelligence Stratégique défensive :
Cette politique vise à maîtriser et protéger les informations stratégiques (sécurisation physique des locaux, maîtrise des risques liés aux TIC, responsabilisation du personnel, sécurisation des échanges).

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