Le secteur de l’automobile en Tunisie, Une forte concurrence et un potentiel à partager

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Depuis des décennies le secteur d’importation des véhicules en Tunisie cherche à répondre à une demande de plus en plus croissante. Mais les conditions économiques du pays, ces dernières années, ont ralentis l’activité du marché.

Le marché de la distribution automobile se compose essentiellement de deux segments à savoir, les véhicules industriels (autobus, camions, trucks, etc…) et les véhicules légers.  Le segment des véhicules légers regroupe les véhicules particuliers et les véhicules utilitaires.

Le marché de la distribution de véhicules légers a connu une croissance soutenue de l’ordre de 12,5% en moyenne sur la période 2005-2010. L’importation de ce type de véhicule s’est accentué significativement en 2010 où le nombre de premières immatriculations a connu une hausse de 31,7%. Cette hausse revient principalement de l’amélioration régulière du programme général d’importation, qui a connu certains changements lors des dernières années.

La révolution a eu un impact direct sur le secteur, conjugué par une baisse considérable des ventes. La dégradation des indicateurs économiques, notamment les réserves en devise et le déficit commercial, a conduit le gouvernement à rationnaliser les importations.

En Tunisie, le marché de la distribution de véhicules légers se caractérise particulièrement par une offre réglementée par le Gouvernement. Cette offre est gouvernée par plusieurs facteurs dont principalement la maîtrise de la balance commerciale et la coopération industrielle des constructeurs automobile étrangers avec les industries de composants automobiles en Tunisie.

Le système de quotas, instauré depuis 1995, a permis de contrôler les sorties de devises tout en tenant compte du déficit commercial du pays. Après la révolution,  les quotas attribués aux concessionnaires ont baissé. Le nombre des premières immatriculations de véhicules légers a diminué de 8,5% en moyenne sur la période 2010-2012.

En contre partie, la demande est restée à des niveaux élevée et ce malgré les conditions d’octroi de crédits qui se sont durcies vers la fin de 2012. Il importe de noter que le marché tunisien est un marché régi par la demande, celle-ci dépasse largement l’offre.

Cette situation se manifeste par les ruptures de stock fréquentes de certains modèles et les délais d’attente relativement longs. Ceci montre le potentiel de croissance du marché de la distribution automobile en Tunisie.

le marché officiel de la distribution de véhicules légers en Tunisie fonctionne en concurrence direct avec un marché parallèle qui accapare une part de marché assez importante. Le marché parallèle fonctionne sur le segment ré-immatriculations des véhicules. En 2012, ce marché a représenté 36,3% du total des premières et ré- immatriculations contre 28,6% en 2010. Cette progression aurait tendance à s’accélérer davantage étant donné la baisse observée des quotas depuis 2011, ainsi que le changement de la réglementation régissant l’âge limite d’importation de véhicules d’occasion par les tunisiens résidents à l’étranger, qui a passé d’un âge maximum de 3 ans à 5 ans.

Sur le plan répartition du marché, la société ENNAKL Automobiles occupe la position de leader avec une part de marché de 16,2%. Le groupe ARTES vient en deuxième position avec une part de marché de l’ordre de 16%, suivi par STAFIM-PEUGEOT avec 14,1% de part de marché. Le groupe LE MOTEUR-ITALCAR présente une part de marché de l’ordre de 12,5%, suivi par Autres Auto, le représentant de la marque française Citroën, accapare 11,9% du marché.

 

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