Formation sur le standard SDMX

La Tunisie est le premier pays Africain et arabe à jeter les bases permettant l’adoption de standard SDMX (Echange de données et de métadonnées statistiques) lequel favorise l’échange des données, l’explication des méthodologies adoptées, la diffusion et le stockage d’une information de qualité et la garantie de la sécurité des informations des instituts de la statistique, selon le directeur général de l’INS (Institut National de la Statistique), Hédi Saidi.
En février 2016, la Tunisie a entamé en collaboration avec l’Italie et la France, dans le cadre d’un programme du jumelage, la mise à niveau de l’INS à travers le renforcement de ses moyens techniques, ses compétences, son infrastructure statistique et informatique et a adopté cette technique dans le secteur du commerce extérieur, a-t-il expliqué en marge d’une session de formation sur SDMX qui se tient du 10 au 14 septembre, à Tunis. A cet égard, 5 cadres de l’INS prennent part à cette session de formation, afin d’améliorer les méthodologies et la qualité des informations et des pratiques de l’Institut et être au diapason des institutions statistiques des pays avancés.
Pour lui, l’INS figure parmi les premiers instituts africains en ce qui concerne le respect des méthodologies et standards internationaux dans ce domaine ainsi que l’application des recommandations internationales de collecte, de traitement et de diffusion des données.
Pour sa part le Chef de la division statistique à la Commission de l’Union Africaine (UA), Leila Ben Ali Kraiem a souligné que cet atelier de formation dont l’organisation est assurée par cette commission, l’INS et la Division Statistiques des Nations Unies, a pour objectif de renforcer les capacités des pays membres dans l’utilisation des nouvelles méthodologies de transmissions des données et de métadonnées adaptées aux nouvelles recommandations internationales.
Cet atelier de formation sera focalisé sur les données du commerce, après l’adoption par les Chefs d’Etat africains de l’accord portant création de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLEC), en mars dernier, créant le besoin d’adopter une nouvelle méthodologie harmonisant les chiffres sur le commerce et permettant de produire des données plus fiables.
Cette première session, a-t-elle avancé, réunit 28 Etats membres répondant à certains critères en matière de production des statistiques alors que la prochaine session de formation prévue en 2019, sera élargie de manière à grouper 55 Etats y compris ceux qui ne produisent pas de données statistiques.
L’UA doit harmoniser les données statistiques pour les besoins de ses publications dont l’annuaire statistique ainsi que poour faciliter le développement des programmes et projets entre les Etats membres de l’Union et aider les décideurs à prendre des décisions basées sur des données précises et fiables, a-t-elle noté.
Ghada

Leave a Reply