Forum économique africain: favoriser la création d’un tissu économique solide entre les pays africains

Le forum économique africain, dont les travaux ont démarré aujourd’hui à Tunis, constitue un grand rendez vous pour les décideurs économiques et politiques d’examiner les diverses opportunités de partenariat entre les secteurs public et privé (PPP) dans plusieurs secteurs, a indiqué Amor Belkhiria, président du conseil économique africain.
Il vise à développer un tissu économique solide entre les pays africains, à encourager tous ses pays à adhérer au conseil économique, à renforcer les liens économiques entre eux et diversifier les partenariats avec les autres groupements économiques.
La première édition du forum économique africain, a également, l’ambition de contribuer à la montée en puissance des économies africaines et se veut une vitrine des échanges, et des opportunités d’investissement entre les différents pays africains, d’une part, et le reste du monde, de l’autre, a-t-il indiqué.
Les mécanismes de financement des projets privés existant en Afrique et des rencontres B to Be figurent dans le programme du forum qui vise à développer les partenariats notamment dans les secteurs du bâtiment et des travaux publics, des industries minières et alimentaires, de la santé et de l’agriculture.
Le marché africain, qui compte un milliard 100 millions d’habitants, est un marché prometteur qui dispose de 70% des réserves mondiales des matières brutes, des superficies énormes et des réserves en eau très importantes, a-t-il encore dit.
A cet égard, le gouvernement tunisien a élaboré une stratégie nationale pour conquérir les marchés africains prometteurs. La diplomatie tunisienne a, à cet effet, porté le nombre de ses représentations à 12 dont celles de Ouagadougou à Burkina Faso et Nairobi au Kenya, a affirmé le secrétaire d’Etat chargé de la diplomatie économique, Hatem Ferjani, précisant qu’il y a actuellement, des représentations économiques tunisiennes dans cinq pays en Afrique outre l’ouverture deux nouvelles lignes aériennes (Cotonou et Conakry) et la programmation de nouvelles lignes aériennes vers d’autres destinations africaines dont une nouvelle ligne aérienne vers Khartoum (Soudan). 
La Tunisie rejoindra la Comesa en Avril 2018 et est déja membre de la CEDEAO, a-t-il noté, faisant remarquer que la diplomatie Tunisienne compte organiser des missions économiques itinérantes vers plusieurs pays africains et asiatiques afin de faire du pays un Hub régional, développer des relations triangulaires (européennes ou asiatiques) et encourager les investisseurs tunisiens à conquérir ce marché prometteur.
Le président du mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi, a souligné que le forum doit encourager le développement et l’investissement entre les pays africains et l’échange d’ expériences et d’expertises entre ces pays, mettant en exergue l’importance des ressources naturelles et des richesses dont le continent dispose. 
« Ce continent constitue l’avenir et l’espoir pour sa jeunesse » a-t-il dit, appelant à favoriser davantage la coopération et la collaboration entre les pays africains pour assurer le développement du continent et la prospérité pour ses peuples.
De son côté, le ministre des technologies de l’information, Anouar Maarouf, a souligné que l’Afrique dispose de potentiels importants pour réaliser le développement durable et détient les taux de croissance les plus élevés dans le monde évoquant à cet effet le taux d’utilisation du téléphone mobile, lequel a dépassé les 100% en Afrique et les 120% en Tunisie.
Il a indiqué dans ce cadre que la Tunisie est partenaire des efforts visant à réaliser le progrès de l’Afrique et doit jouer un rôle important dans l’action commune africaine et afin que ce continent puisse devenir une puissance économique mondiale.
Parmi les solutions aux multiples défis du développement économique en afrique, figurent le regroupement dans le cadre de pôle économique plus large, la mise en place d’institutions modernes et compétitives capables de répondre aux besoins communs en matière d’infrastructure, l’adoption de nouvelles formes de coopération avec le reste du monde outre l’aménagement d’un climat à même d’inciter les compétences africaines à l’étranger à revenir aux pays et favoriser la création de nouveaux projets communs et ouvrir de larges perspectives d’investissement commun surtout dans l’économie numérique et les strartup. 
Ce forum, de deux jours, réunit des participants de plusieurs pays africains et débattra de thèmes variés dont « les outils de financement en Afrique » et les « perspectives de partenariat entre les pays africains et le reste du monde ».

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