Le Secrétaire d’Etat chargé des mines effectue une visite non annoncée à l’Ile de kerkennah

Le Secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’énergie, des mines et des énergies renouvelables, chargé des mines, Hachem Hmidi a effectué, mardi, une visite inopinée à l’ile de Kerkennah (gouvernorat de Sfax ) suite à la crise provoquée par le déversement, au début de novembre 2017, de produits pétroliers dans l’eau de mer près de la région de Machani à Kerkennah et ayant coïncide avec le phénomène de la mort des poissons et espèces maritimes sur l’île et différentes régions du golfe de Gabès.
L’Agence TAP a appris auprès de sources concordantes que le Secrétaire d’Etat était accompagné lors de cette visite du gouverneur de Sfax, Adel Khabthani et une délégation de hauts responsables des structures opérant dans les domaines de l’environnement et de l’énergie, à savoir l’Agence Nationale de Protection de l’Environnement (ANPE), l’Entreprise tunisienne d’activités pétrolières (ETAP) et la Société de Recherches et d’Exploitation des Pétroles en Tunisie (SEREPT).
La marée noire qui a touché la surface de la mer à Kerkennah concomitemment avec la mort des éponges, des poissons et espèces marines constatée le long des côtes de Sfax et le golfe de Gabes a provoqué une grande polémique sur les réseaux sociaux, les médias et les structures professionnelles des pêcheurs à Sfax et Kerkennah, qui ont rendu les sociétés pétrolières responsables de cette situation.
De son côté, le président de l’Union régionale de l’agriculture et de la pêche à Sfax, Abderazzek Krichen a accusé, mardi, dans une déclaration à l’Agence TAP, les structures officielles, notamment, l’ANPE et le ministère de l’agriculture, des ressources hydrauliques et de la pêche de nonchalence dans la publication des résultats de l’enquête, soulignant que les pêcheurs comptent porter plainte.
Le ministère de l’agriculture a indiqué dans un communiqué publié, le 27 décembre 2017, que les enquêtes menées par les services de l’ANPE et l’Institut National des Sciences et Technologies de la Mer au sujet des causes des cas de mortalité, ont confirmé l’existence d’une quantité de pétrole sur la plage qui varie entre 1000 et 1500 litres réparties sur une superficie de 1500 mètres carrés « et que l’agence » a identifié la source de pollution tout en engageant une action en justice relative au traitement des déchets », sans mentionner la partie responsable de la pollution ni déterminer avec précision les procédures.
Concernant la mort des poissons et des mollusques, la même source a ajouté que cela est du, essentiellement, à l’augmentation du nombre d’algues microscopiques ou phytoplanctons qui nuisent aux ressources halieutiques et ont entraîné la coloration (rouge) des eaux de la mer. Par ailleurs, selon le communiqué, les causes des cas de mort dans plusieurs régions du Golfe de Gabes sont dues à l’écoulement de grandes quantités d’eaux de ruissellement comportant des matières organiques et minérales et à la précarité du système écologique du Golfe résultant notamment des décharges polluées des unités industrielles et urbaines ainsi que de l’utilisation de techniques de pêche anarchiques et illégales, outre les opérations de curage mal étudiées ».
Dans son communiqué, le ministère de l’agriculture a également indiqué que la mort des éponges à Monastir, Kerkennah et Zarzis, laquelle a commencé en juillet 2017, est imputée à la forte hausse des températures enregistrées l’été dernier, précisant que ce phénomène est déja apparu dans d’autres pays méditerranéens et peut disparaître avec l’amélioration de la situation écologique.

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